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LES SORCIERS DE COSSÉ-LE-VIVIEN
 

En cette année 1757...
Règne de Louis XV et début de la guerre de sept ans (1756-1763)
5 janvier : Attentat de Robert-François Damiens (1715-1757) contre Louis XV dans les jardins du château de Versailles. Le roi n'est que très légèrement blessé d'un coup de canif.
1er février : A l'instigation de la marquise de Pompadour, Louis XV retire les Sceaux et la Marine à Machault d'Arnouville, et demande sa démission au secrétaire d'Etat à la Guerre, le comte d'Argenson, le marquis de Paulmy, Antoine-René de Voyer (1722-1787), va le remplacer à la Guerre, tandis que le comte de Saint-Florentin récupère le département de Paris dont d'Argenson était responsable. Peyrenc de Moras prend la Marine en plus du contrôle général des Finances. Louis XV va garder les Sceaux lui-même pendant quatre ans et demi. Le marquis de Paulmy et Peyrenc de Moras sont nommés ministres d'Etat le 8 février.
12 février : Ouverture du procès de Damiens devant la Grand Chambre du Parlement de Paris.
25 février : Traité entre la France et l'Autriche organisant leur coopération militaire. En mars, la France et l'Autriche obtiennent le soutien de la Suède et s'engagent à financer des troupes suédoises qui interviendraient contre la Prusse.
28 mars : Exécution de Damiens.
Mai-septembre : Les parlements s'opposent à la fiscalité royale.
1er mai : Traité entre la France et l'Autriche. Ce traité confirme celui de l'année précédente : il s'agit cette fois d'un traité contre le roi de Prusse. La France, l'Empire, la Russie et la Suède sont réunies contre la Prusse, mais la France reste seule contre l'Angleterre.
26 juillet : Le maréchal Louis-Charles-César Le Tellier d'Estrées (1695-1771) bat les Hanovriens et les Hessois commandés par le duc de Cumberland à Hastenbeck. Mais il est remplacé à la tête de l'armée par le duc de Richelieu qui va occuper le Hanovre et obtenir, le 8 septembre, la capitulation du duc de Cumberland à Closterseven.
2 août : Montcalm prend Fort William-Henry au Canada.
30 août : Les Prussiens sont battus par les Russes à Jaegersdorf. Le 13 septembre, les Suédois, incités par la France et l'Autriche à agir contre la Prusse, envahissent la Poméranie. Les Prussiens, pressés par les Russes et les Autrichiens, doivent évacuer la Silésie.
22 septembre : Démission du premier président du Parlement de Paris. Il sera remplacé par Mathieu-François Molé (1705-1794)
9 octobre : Naissance du comte d'Artois, le futur Charles X.
5 novembre : A Rossbach, Frédéric II de Prusse bat les armées autrichiennes et françaises que commande le prince Charles de Rohan de Soubise (1715-1787). Cette bataille qui permet à Frédéric II de retourner la situation en sa faveur, a un grand retentissement en Europe. Tandis qu'elle décourage une partie de l'opinion française, elle redonne confiance en son allié prussien à l'Angleterre.
5 décembre : Frédéric II de Prusse bat les Autrichiens à Leuthen.

Journal de la France et des Français, Quarto Gallimard, 2001.

François Toutin retrouvait enfin la fraîcheur de son modeste intérieur. Il habitait une petite maison située au centre du village du Petit-Assis, paroisse de Cossé-le-Vivien non loin de Craon. La journée de travail avait été longue sous le soleil de plomb du mois d'août. Il était environ 9 heures du soir quand il se mit à table, seul, à manger sa soupe. Tout à coup, un particulier frappa à grands coups de bâton sur sa porte. Le pauvre homme en sursauta de frayeur et laissa tomber son écuelle sur le sol.
" Toutin, ne sors pas de chez toi, même si tu entends du bruit, sinon, tu auras la tête cassée ! "
Il laissa par terre son souper, ouvrit promptement sa porte et courut pour joindre celui dont il venait d'entendre la voix. Il n'eut pas fait vingt pas qu'il rencontra Louis Viel, closier dans un des villages voisins, celui de Touche-Baron. Il lui demanda pourquoi il était venu à sa porte lui défendre de sortir. Ledit Viel refusa de répondre. Après plusieurs instances, il lui dit enfin qu'il venait de prendre Jeanne Cadot, la femme de Pierre Gendry, du village de la Fouillère et que lui et quelques autres, l'avaient amenée dans ce village pour qu'elle parle à François Ménard afin de désensorceler la fille de Mathurin Guéret. Ils iraient tous ensuite avec la Cadot et Ménard au village de la Fauvelière chez le sieur Guéret pour ôter le charme à sa fille de 8 ans.
" Rentre donc chez toi, Toutin, cette histoire ne te concerne pas et écoute mon conseil : ne sors plus de chez toi, sinon, je ne réponds de rien ! "
Toutin entendit quelque temps plus tard du bruit autour de la maison de Ménard. La curiosité l'emporta sur la peur et François décida de s'y rendre en passant par un jardin qui avoisinait la maison de Ménard. Il ne vit pas grand-chose à cause de l'obscurité mais il reconnut la voix de la Cadot qui disait à Ménard :
" Oui, c'est toi qui as empoisonné et ensorcelé la fille de Guéret... Tu es un sorcier ! Tu m'as empêché pendant un an et demi de faire du beurre ! Tu es meneur de loups et tu donnes les poux aux pauvres gens ! "
Ménard rétorqua qu'il n'avait rien fait et qu'il n'était point sorcier. François Toutin entendit aussi qu'on maltraitait ladite Cadot. On la renversait par terre et on lui donnait des coups de bâton parce qu'elle refusait de marcher.
Le groupe se mit enfin en marche et passa non loin de lui sans le voir, sans doute se dit-il, pour aller à la Fauvelière. Ménard les suivait tandis que la Cadot était tirée par les cheveux par deux hommes qu'il ne reconnut point. Mathurin Guéret disait qu'ils ne feraient de mal à personne.
François Toutin regagna sa demeure en se disant que cette histoire allait mal finir...

Le soleil n'était pas encore tout à fait levé que Mathurin Guéret entra comme un furie dans la chambre de Pierre Fournier et vint lui dire de se lever sur-le-champ. Ce dernier, vieux serviteur de la maison, dormait à poings fermés et refusa d'obtempérer prétextant qu'il n'était point encore l'heure d'aller travailler. Guéret le secoua plusieurs fois et le menaça du bâton s'il ne se levait pas de suite. Le vieux se leva en bougonnant et vit sur le visage de son maître que quelque chose de grave s'était déroulé.
" Prends tes habits et viens m'aider à ôter le cadavre de Ménard de la maison !
- Quoi ? Ménard est mort ?
- Ce ne sont point tes affaires ! Fais ce que je te dis si tu ne veux pas d'ennuis ! "
Le vieil homme finit par accepter, craignant d'être maltraité. Ils mirent le cadavre du pauvre Ménard sur une civière à bras et le portèrent sur une pièce de terre près du village du Petit-Assis. C'est là que la justice découvrit le malheureux...

" ... Il a été brûlé et grillé par derrière depuis les épaules jusqu'aux talons ... "

Le 10 août 1757, vers les 4 heures du soir, le sieur du Poncey, sénéchal de la baronnie de Craon, arriva sur les lieux du drame. Il était accompagné du procureur fiscal, de son greffier et de deux médecins. Ce fut Perrine Hatton, femme dudit Ménard, qui les conduisit à l'endroit où était le corps du supplicié. La pauvre femme ne pouvait parler tellement elle était éprouvée. Le cadavre était étendu par terre, " près le fossé qui sépare la pièce d'avec un pré, lequel cadavre était long d'environ cinq pieds, visage brun, cheveux et sourcils noirs, vêtu d'une chemise brûlée dans le bas (...) et ayant fait ôter la chemise dudit cadavre, il a été remarqué qu'il avait été brûlé et grillé par derrière depuis les épaules jusqu'aux talons et par devant, depuis le haut des cuisses jusqu'au collet du pied et les deux bras pareillement brûlés depuis l'épaule jusqu'au poignet (...) ". Les médecins examinèrent le corps et jugèrent qu'il n'y a eu que les susdites brûlures à lui causer la mort.
Choqué par l'horreur de ce crime et sans cesse effrayé et indigné par la cruauté des hommes, le sénéchal assura à la veuve éplorée qu'il allait mener prompte enquête afin de châtier les coupables. François Toutin, ainsi que tous les autres villageois furent interrogés pendant plus de trois jours. L'enquête avançait vite et la première sentence tomba le 13 août 1757 où il était ordonné que " (...) Mathurin Guéret, Jean Dubois et Pierre Ferré, accusés d'avoir fait griller et brûler François Ménard, devaient être pris et appréhendés au corps, conduits et constitués prisonniers (...) pour être ouïs et interrogés sur les faits "
Malgré de nombreuses et sérieuses perquisitions, les trois meneurs restèrent introuvables. Le bruit commun disait qu'ils n'étaient pas assez fous pour rester dans le pays après un crime aussi odieux. Le sénéchal le pensait également.
Une deuxième sentence tomba une semaine plus tard. Perrine Monnier femme Guéret, Pierre Rousseau père, Pierre Rousseau fils, Perrine Rousseau fille, Mathurin Bastard, Jean Bastard, Louis Viel fils, René Rousseau fils et Françoise Rousseau fille furent à leur tour accusés et recherchés mais là encore, en vain.
Le sénéchal du Poncey était catastrophé de penser, qu'en cette année 1757, des hommes et de femmes pouvaient donner la mort simplement parce que le bruit commun, la rumeur attribuait faussement à telle ou telle personne l'habilité à jeter des sorts ou lancer des sortilèges. Que ces superstitions avaient la vie dure ! Il relisait pour la cinquième fois les témoignages et pensait à ce qu'avait enduré le pauvre François Ménard avant de mourir. Il n'oubliait pas non plus les souffrances de Jeanne Cadot mais pour cette dernière, son avis était plus réservé. Perrine Hatton, la malheureuse veuve lui déclara que Guéret, Ferré et les autres étaient venus chez eux vers 10 heures du soir les arracher de leur maison et les avaient conduits de force et violence au village de la Fauvelière, dans la demeure de Mathurin Guéret, où ils avaient tous de concert, fait brûler et griller son mari sur un trépied sous lequel ils attisaient le feu. Ils voulurent en faire autant avec elle mais heureusement, elle put s'échapper.


Les frères Avranche en apprirent davantage à la justice. Ils étaient voisins de Guéret et virent la petite troupe arriver vers 10 heures du soir et, au milieu d'eux, la Cadot et François Ménard. Etant tous entrés dans la maison de Guéret, le déposant y entra aussi par curiosité. Il entendit la Cadot traiter Ménard de sorcier et lui soutenir qu'il avait ensorcelé la petite fille et que c'était à lui de lever le sortilège. A quoi Ménard répondit que c'était elle qui était sorcière et qu'il n'y avait qu'à aller au Pertre voir ce qu'elle y avait fait. La Cadot répliqua qu'il était meneur de loups et, qu'un jour, s'étant trouvée dans un endroit où il était avec plusieurs loups, lui avait dit qu'il ne tenait qu'à lui de la faire manger par un de ses loups. Guéret et quelques autres, ennuyés de les voir se reprocher respectivement leurs sortilèges, dirent d'une voix haute :
" Ils n'avoueront pas leur faute, il faut que le moins coupable jette le plus coupable dans le feu ! "
- Je l'y jetterai bien, moi " dit la Cadot, et au même moment, elle le prit au collet et essaya de le jeter dans le feu. Mais Ménard, plus fort, la jeta sur un marchepied de lit près du feu. S'étant relevée, elle reprit Ménard et fit de nouveaux efforts pour le jeter dans le feu sans y parvenir. C'est à ce moment que Guéret et Ferré les jetèrent eux-mêmes dans le feu qui, étant peu allumé, s'éteignit. Ils se relevèrent tous deux promptement sans recevoir de dommages du feu, fors que Ménard eut une légère brûlure aux jambes qu'il avait nues. Ils s'assirent tous deux, lui, sur le marchepied du lit, et elle, sur un banc.
" Allons, mon Ménard, finit par dire la Cadot, défaites le sortilège que vous avez fait et ne nous faites point martyriser !
- Mais, je suis innocent, s'écria Ménard en se levant. Je ne peux point défaire ce que je n'ai pas fait. Je n'y connais rien en sorcellerie ! "
- C'est toi qui a ensorcelé l'enfant, lui soutint-elle avec force.
- Je n'ai ensorcelé personne ! Croyez-moi, vous autres, dit-il en regardant les visages menaçants de ses bourreaux, je ne suis point sorcier et n'entends rien à toutes ces choses !
- A moins qu'on ne les martyrise de nouveau, ils n'avoueront ni l'un ni l'autre, lancèrent Guéret et Ferré. "
Ils se jetèrent tout de suite sur Ménard, le prirent et l'assirent sur un trépied que quelqu'un avait mis dans le foyer et sous lequel il y avait maintenant un grand feu. Ils le tinrent ainsi par force l'espace d'environ un demi-quart d'heure. A ce moment, l'un des frères Avranche terrorisé par ce qu'il voyait, partit chez Pierre Rousseau, à l'extrémité du village où on avait conduit la fille de Mathurin Guéret qu'on disait ensorcelée qui y était couchée dans un lit.
Jean Avranche, posté à l'extérieur, à une fenêtre à demi-ouverte, vit Ménard qui, à force de se remuer en hurlant, tomba de côté et n'eut plus que ses jambes nues sur le trépied. Guéret et Ferré le laissèrent se relever ayant sa culotte toute en feu. Ils se saisirent de la Cadot et lui firent subir le même traitement ce qui fit prendre le feu à ses jupes. Effrayé, tout comme son frère, Jean Avranche quitta la maison de Guéret.
Marie Le Manceau, âgée de 19 ans, servante de Mathurin Guéret, fut obligée d'assister au supplice. Guéret et Ferré se ressaisirent de Ménard et le remirent sur le trépied. Ils prirent également la Cadot qu'ils mirent sur Ménard pendant l'espace d'un quart heure en les y maintenant de force. Les hurlements des deux suppliciés ne semblaient point attendrir leurs bourreaux. Ils les relevèrent pour réitérer leur demande et que s'ils ne défaisaient pas ce qu'ils avaient fait, ils allaient leur donner quantité de coups et qu'en même temps, presque tous, maltraitèrent Ménard plus que la Cadot à coups de baguette. Ils les sommèrent derechef d'enlever le sortilège. Ils répondirent en suppliant qu'ils ne pouvaient pas défaire ce qu'ils n'avaient pas fait. Ils les saisirent une nouvelle fois et les mirent encore sur le trépied, Ménard dessous et la Cadot dessus. La jeune servante, indignée de tant de cruauté et d'horreur, quitta la maison pour aller dehors. Elle revint environ une petite heure après. Le spectacle qu'elle vit alors était horrible. Ménard était étendu par terre. Plusieurs personnes avaient quitté la maison. La Cadot, aussi allongée sur le sol, dit alors :
" Ne lâchez pas Ménard, je sens qu'il jette le sort sur moi et qu'il va me faire mourir ! "
La jeune servante s'est alors approchée de Ménard et dit hautement à tous ceux qui étaient dans la maison qu'ils l'avaient tué à quoi Viel fils répondit :
" Non, il est sorcier, il fait semblant de mourir ! "
Au même moment, le pauvre Ménard expira, ce qui fit que tout le monde s'en alla.

" ... Ladite Cadot est accusée d'avoir été la cause de cet attroupement criminel... "

Le 30 août, le sénéchal fit arrêter Jeanne Cadot pour l'interroger sur les faits. " Quoiqu'elle ait été maltraitée et jetée dans le feu de sorte qu'elle a été brûlée sur plusieurs parties de son corps dans la maison de Guéret (...) par un attroupement de coquins tous domiciliés dudit ressort qui l'accusaient depuis quelque temps d'avoir empoisonné ou ensorcelé la fille de Guéret âgée de 8 ans, cependant ladite Guéret est accusée d'avoir été la cause que cet attroupement criminel a fait brûler jusqu'à extinction de vie François Ménard (...) "
Elle fut interrogée dès le lendemain dans les prisons, ne pouvant se transporter à cause de ses blessures et c'est alitée qu'elle répondit aux questions de la justice. Elle dénia avoir accusé Ménard d'être sorcier et soutint qu'elle le tenait pour honnête homme. Elle apprit au sénéchal que Ménard avait été mis jusqu'à sept fois sur le feu et jusqu'à trois fois pour elle.

L'affaire semblait ne plus évoluer quand on arrêta deux hommes accusés d'avoir été complices de l'assassinat commis sur François Ménard. Ils avouèrent avoir assisté à une partie de son supplice mais qu'indignés par la cruauté de l'action, ils quittèrent rapidement la maison de Guéret. Les juges en décidèrent autrement et les deux hommes furent pendus et étranglés en la ville de Craon en avril 1758. L'un d'entre eux n'avait que 16 ans.
Quant à Jeanne Cadot, elle fut déclarée " dûment atteinte et convaincue d'avoir participé audit assassinat, pour réparation de quoi, nous la condamnons à être battue et fustigée nue de verges sur les épaules par l'exécuteur es carrefours et lieux accoutumés de cette ville de Craon et à l'un d'iceux, être flétrie d'un fer chaud marqué d'une fleur de lys sur l'épaule dextre. Ce fait, l'avons bannie à perpétuité de cette baronnie. "
Concernant les autres et principaux accusés, ils furent condamnés par contumace. Deux d'entre eux, jugés les meneurs, furent condamnés à être rompus vifs sur une croix placée sur un échafaud et exposés à expirer sur la roue. Une autre, à être pendue et étranglée et son corps mort brûlé par l'exécuteur de la haute justice et ses cendres jetées au vent. Tous les autres furent condamnés à la pendaison.
Aucun d'entre ces derniers ne fut retrouvé.


L'atrocité et la cruauté des faits peut expliquer en partie la grande sévérité de la justice à l'égard des accusés présents. Bien des magistrats pensaient qu'il fallait en finir avec ces prétendues sortilèges qui amenaient les esprits à des actes de barbarie qu'il fallait absolument réprouver. " La justice ne connaît point de sortilèges " s'était écrié le sieur du Poncey lors du procès mais il est bien difficile de changer les mentalités et les superstitions ont la vie dure. D'autres malheureuses affaires de ce type perdureront jusqu'à la fin du XIXème siècle dans certaines campagnes de France.

1- Archives Départementales de la Mayenne, cote B 3150 et X2a795